Photo Didier PUECH


Depuis le résultat des élections, certains s'emballent. Moi aussi peut-être, pour défendre ce à quoi nous croyons et pour quoi nous nous battons : la France Insoumise, l'Avenir en Commun. Et pour soutenir Jean-Luc Mélenchon qui a tout porté à bout de bras depuis le début.
Voici mes réflexions que je rassemble ici...

NON, MONSIEUR MÉLENCHON, VOUS N'AVEZ PAS ÉCHOUÉ.

Je lis la tribune de Clémentine Autain. Je n'y vois jamais cité l'Avenir en Commun. Pourtant, elle en reprend les grandes lignes mais en faisant comme si ce programme n'avait jamais été écrit (« réinventer nos modèles et nos imaginaires").
Elle parle de la gauche, écrit une fois le mot « insoumis" mais sans jamais écrire le nom de notre mouvement : la France Insoumise. 
Elle reprend plusieurs fois le mot « fédérer » mais sans jamais écrire « fédérer le peuple".

Moi, je comprends très bien ce que veut dire « fédérer le peuple ». Parce que je suis une de ces personnes du peuple qui a toujours refusé d'adhérer à quelque parti politique que ce soit et qui a trouvé dans La France Insoumise et dans l'Avenir en Commun, l'espoir que nous pouvions tout changer et que le moment était venu d'entrer dans le combat parce qu'il n'était plus question de combattre pour un clan mais pour l'ensemble du peuple et même des peuples.

Chaque parti politique est un clan, c'est toujours ainsi que je l'ai perçu. Et le clan est toujours réducteur. Additionner deux ou trois clans se termine toujours par un affrontement, chacun voulant être le premier.
La France Insoumise est un mouvement ouvert. Ouvert à toutes celles et ceux qui veulent s'émanciper de leur clan et à toutes celles et ceux qui veulent changer ce monde et qui ne voyaient aucun moyen d'y parvenir avant que ne soit rassemblée cette force.

Un homme a porté ce mouvement, contre toutes les forces conservatrices, il a tenu bon, il a résisté et entraîné derrière lui toute une partie du peuple. 
Tout est fait pour barrer le passage à l'éducation et à l'éveil des gens. A lui seul, par ses livres, ses discours, ses articles, ses vidéos, ses interventions, Jean-Luc Mélenchon a fait relever la tête à des millions de gens. C'est son militantisme éclairé et éclairant qui a réussi ça.
Bien sûr, il n'était pas seul, bien sûr d'autres ont émergé, bien sûr d'autres suivront, inconnus encore aujourd'hui, qui reprendront le flambeau. 
Et bien sûr, malheureusement, certaines et certains feront tout pour éteindre la flamme ou l'affaiblir en se l'appropriant, en l'enfermant dans une cage rouillée, comme ce que tente actuellement Clémentine Autain et ses amis. Amis ? Non. Complices, associés.

La flamme qu'a allumée Jean-Luc Mélenchon en créant la France Insoumise et la portant lui-même au point de ne se consacrer qu'à ça, n'est pas une petite flamme de briquet jetable, c'est une flamme nourrie par l'espoir qui enfle et se renforce en passant d'une personne à l'autre, par la discussion, par l'écoute , par la volonté de voir le peuple, et non pas un parti ou une coalition de partis, prendre son avenir en mains.

Jean-Luc Mélenchon, tout en venant de la politique politicienne, s'en est affranchi et après un long travail sur lui-même, après l'étude approfondie de l'Histoire et de la nature humaine, nous est arrivé en sage, en éclaireur. 
Personne ne pourra effacer ça. Son travail fera son chemin, c'est déjà commencé et bien commencé. Des gens comme moi, il y en a des centaines de milliers. Et leur nombre augmentera.

Bien sûr, parmi celles et ceux qui ont leur nom écrit en gros grâce à Mélenchon et à la FI, il y en aura encore d'autres qui cracheront leur venin et qui voudront prendre « la » place de… 
Mais ils ne comprennent pas qu'il n'y a pas de place à prendre. Chaque personne qui milite pour le bien de tous a sa place, celle que les événements lui donnent. Être le premier ou la première n'est pas une conquête en soi, c'est un résultat.

Alors, monsieur Mélenchon, non, vous n'avez pas échoué. La réussite totale n'est pas si facile à atteindre et bien peu raisonnables sont ceux qui croient qu'elle peut arriver d'un coup de baguette magique. La réussite totale ne viendra pas non plus de façon linéaire, avec une progression mathématique à chaque élection.

C'est à chacun de nous, en tant qu'individu, de rassembler d'autres individus. C'est ça, fédérer le peuple, ça n'est pas recoller des mots usés : communisme, socialisme, gauche… même le mot "écologiste" est usé.

Nous avons trois ans pour empêcher que le fascisme et l’ultralibéralisme, tous deux mortifères, ne restent au pouvoir. Dispensons une vision du monde sans égoïsme, sans haine, sans rejet de l'autre, avec la nécessité de préserver la nature et d'arrêter de maltraiter le vivant.
Nous n'avons pas de temps à perdre à écouter les sirènes amères et finalement plus conservatrices, dans la forme de leur pensée, que le monde qu'elles disent vouloir combattre.

Publié sur facebook, le 5 juin 2019 

https://www.facebook.com/michelle.tirone/posts/10219204601288084

WAUQUIEZ DÉMISSIONNE... ET MÉLENCHON ?

Nous avons pu lire (je ne sais plus dans quel article, mais peu importe) et nous savions bien que ce serait forcément dit, on ne rate pas Mélenchon, n’est-ce pas ?
« Wauquiez démissionne et ouvre la porte à Mélenchon »

Alors, je dis que l’on ne peut absolument pas comparer ces deux personnes, leur rôle et leur importance dans notre paysage politique.

1 / Comparons les votes (en pourcentage par rapport aux suffrages exprimés) :

Européennes 2014 
LUMP = 20,81 % 
FDG (=PG + PCF) = 6,33 %

Présidentielles 2017
François Fillon = 20,01 %
Jean-Luc Mélenchon = 19,58 %

A noter que ni le PCF, ni EELV ne présentaient de candidat, certains EELV ont forcément voté LFI (notre programme ecologiste et des membres LFI venus de EELV)

Européennes 2019
Union Droite et Centre (Bellamy) = 8,48 %
LFI (Manon Aubry) = 6,31 %

A titre d’information : PCF = 2,49 %. Ce qui porte le total LFI + PCF à 8,4%, un score meilleur qu'en 2014.

Laissons là les chiffres, LFI n’a pas fait ce qu’elle espérait, soit. Mais elle n’a pas à rougir de son résultat, sachant que les gens que l’on situe généralement "à gauche" sont ceux qui votent le moins aux élections européennes.

2 / Regardons maintenant la situation de chacun des deux hommes au sein de leur formation politique et dans la vie politique en général.

Jean-Luc Mélenchon n’est pas devenu le principal porte-parole de LFI par hasard ou par défaut. Il a créé LFI après avoir créé le Parti de Gauche et travaillé des années avec une équipe et des gens de tous horizons pour structurer LFI et un programme quasi exhaustif : l’AEC (L’Avenir en Commun).
Comme il le dit lui-même, il ne bâtit pas une carrière, il suit un chemin de vie. Ce qui l’a amené, par sa seule valeur personnelle, à la place qu’il occupe actuellement.

Jean-Luc Mélenchon est un historien, penseur, pédagogue, et surtout militant sincère et super-actif pour un idéal de société humaniste et écologique non seulement pour la France mais pour le monde. Il a écrit plus d’une douzaine de livres dont certains aussi importants que « L’Ère du Peuple » ou « Le Hareng de Bismarck ». Ses meetings attirent plus de personnes que n’importe quel autre homme ou femme politique. Sa chaîne Youtube est de très loin la chaîne politique (personne ou formation politique) la plus suivie avec plus de 410 000 abonnés. Chacune de ses Revues de la Semaine tourne autour de 100 000 vues avec des pointes à plus de 200 000 vues.

Laurent Wauquiez, élu plus ou moins par défaut à la tête de LR, a écrit quelques livres mineurs dont plusieurs sur sa région. Même lors des débats pour les Européennes, il réduisait la discussion à sa région ou sa ville sans aucune vision élargie d’une politique au minimum étendue au fonctionnement de l’Union Européenne. Sur internet, Wauquiez n’a aucune présence populaire, ni son parti "Les Républicains" non plus.

Admettons que Jean-Luc Mélenchon se retire totalement de LFI, ce qui n’arrivera, je pense, pas. Faites bien remarquer qu'il n'est ni président ni chef de parti mais seulement porte-parole du mouvement LFI. Il est député élu et président du groupe LFI à l'Assemblée Nationale. Mais admettons… Il continuerait de militer, continuerait d’écrire, de faire des vidéos, de rassembler des gens autour de son nom et de les guider vers un vote LFI. Nous sommes des dizaines de milliers à attendre ses analyses, ses interventions de toutes sortes. Jean-Luc Mélenchon, un nom qui restera, parions-le, comme un nom important dans notre Histoire (si jamais nous avons un futur).

Qui va se soucier de savoir ce que devient Wauquiez ? Qui va réclamer un quelconque enseignement venant de lui ?

Tous les médias, tous les adversaires politiques, tous les soi-disant insoumis qui ne voient en LFI qu’un parti au lieu d’un mouvement, tous peuvent s’acharner contre Jean-Luc Mélenchon, il est totalement impossible qu’il disparaisse.
Qu'on se le dise...

Publié sur Facebook le 3 juin 2019
https://www.facebook.com/michelle.tirone/posts/10219191603603150  

Le 30 mai 2019, je faisais une vidéo sur le sujet, publiée sur ma chaîne Youtube

LE LENDEMAIN. PREMIÈRES IMPRESSIONS.
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Le RN, c'est la béquille de Macron, le RN ne va absolument pas s'opposer à lui sur les questions importantes et Macron le sait bien. Les écolos ? Idem ou quasi. Beaucoup trop de EELV ont prouvé que leur camp n'est pas ennemi du libéralisme, d'ailleurs ils ne le cachent même pas.
Seule une France Insoumise forte pouvait déstabiliser Macron. Il a gagné cette bataille. Ceux qui croient qu'ils ont affaibli Macron en votant RN se trompent lourdement.
Si l'on continue ainsi, la guerre finira par être gagnée par la Terre elle-même contre l'humanité toute entière. La Terre se bat, elle aussi, pour sa survie. Avec ou sans humains, elle guérira.
Nous serons ceux qui auront essayé. Nous pourrons nous regarder dans une glace en étant fiers de ce que nous sommes.
La France Insoumise concentre des personnes intègres et responsables, la première d'entre elles étant Jean-Luc Mélenchon. Ceux qui se croient insoumis mais crient haro sur le baudet à son encontre ne font que le jeu d'une politique politicienne qui, sans Jean-Luc Mélenchon, serait encore la seule forme de politique existante en France. 
Nous avons tenté et continuerons à tenter de réveiller ce même sentiment de responsabilité chez chacun et chacune.
Les gens ont-ils peur ? Peur de plusieurs choses mais pas des bonnes. Peur des migrants, du terrorisme dont une affaire sort juste avant chaque élection. Peur de changer de société, d'être obligés de moins consommer, obligés d'être plus responsables, plus raisonnables. Peur de devoir réagir et agir. Peur d'être obligés de réfléchir, peur de partager. Même les pauvres ont peur de partager. Ils ne voient que ce qu'on peut leur prendre sur ce qui leur reste, ce qu'on pourrait leur prendre s'il advenait qu'ils aient un peu plus. Ce qu'on leur a déjà pris, ils le considèrent comme perdu. Alors on entend des « c'est comme ça, on n'y peut rien » et le pauvre s'attaque à plus pauvre que lui, surtout s'il vient d'ailleurs.
A mon sens, ce ne peuvent être que des peurs et de la lâcheté devant ces peurs qui tournent les gens vers une société menée par un gouvernement autoritaire (LREM et RN le sont). L'autorité les déresponsabilise.
C'est dans la nature profonde des humains qu'il faut chercher l’essentiel des réponses et malheureusement la plupart des humains ne sont pas très beaux à voir de l'intérieur.
On nous dit populistes, nous ne le sommes peut-être pas assez. La FI fait appel au bon sens et au cerveau des gens. Les autres font appel à leurs sentiments et pas aux meilleurs. 
Quand l'être humain ne comprend pas ou ne veut pas comprendre, il se tourne toujours vers la domination d'une force qui le contrôle. Religions, régimes autoritaires... 
L'humain est par nature, intellectuellement fainéant. C'est la conclusion que je me fais depuis pas mal de temps. La FI veut nous sortir de cette fainéantise et ça n'est pas une tache facile.
Bien sûr, beaucoup d'autres éléments sont à prendre en compte mais pour le moment, ce sont les choses qui me sautent aux yeux et à l'esprit.

Publié sur Facebook le 27 mai 2019
https://www.facebook.com/michelle.tirone/posts/10219127694805470  

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